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Visolar | Producteur d'électricité en Occitanie

Comment LLUM s’approvisionne : Visolar, producteur d'électricité agrivoltaïque dans les Pyrénées-Orientales

Chez LLUM, nous aimons montrer d'où vient l'électricité que nous fournissons. Après les coulisses de Veolia, direction Perpignan, à la rencontre de Visolar. Ici, pas d'usine : des serres, des vignes, des ruches… et des panneaux solaires.

Guillem Batlle, développeur de projets d’énergies renouvelables chez Visolar, nous parle de cette exploitation unique. On y cultive la terre et le soleil en même temps.

Visolar : des agriculteurs devenus producteurs d'électricité

Visolar n'est pas un énergéticien qui s'est mis à l'agriculture. C'est l'inverse.

Tout commence avec Francis Vila, agriculteur catalan et pionnier de la culture sous serres.

« Il est venu au monde de l'énergie par nécessité, pour rester compétitif sur la production de tomates »

raconte Guillem Batlle.

 

D'abord via la cogénération, qui permettait de chauffer les serres tout en revendant l'électricité. Puis, en 2012, Francis Vila installe la première serre photovoltaïque des Pyrénées-Orientales. Plus de dix ans après, l'entreprise perpignanaise, dirigée par Francis Vila, est devenue un acteur majeur du solaire dans le département.

Avec 70 MWC de puissance installée, Visolar représente près de 20% de la production photovoltaïque injectée sur le réseau du département (résidentiel inclus). Cette production couvre l’équivalent de la consommation électrique de près de 50 000 personnes du Département.

L’entreprise repose sur l’engagement et les compétences de plus de 30 salariés agricoles, et 12 personnes spécialisées dans le développement et l’exploitation des installations photovoltaïques.

« Nous sommes à la fois producteurs d'électricité et producteurs agricoles : deux métiers qui marchent ensemble, résume Guillem Batlle. Nos équipes interviennent sur toute la chaîne de valeur de cette activité agrivoltaïque : conception des installations en synergie avec l’activité agricole, développement des projets, construction et jusqu’à la valorisation de l’électricité produite. A chaque étape, nous travaillons avec de nombreux partenaires, locaux chaque fois que cela est possible, et nous avons à cœur de participer au renforcement des filières agricoles locales. »

Les centrales sont exploitées en direct, jamais construites pour être revendues. Agriculteur avant tout, et la formule n'est pas un slogan : « Nous sommes pleinement producteurs agricoles, au même titre que nous sommes pleinement producteurs d'énergie. »

Panneaux photovoltaïques  Visolar (1)

L'agrivoltaïsme, comment ça marche concrètement ?

Le principe est simple : installer des panneaux solaires au service de la production agricole, et non à sa place. C'est même une exigence de la loi d'accélération des énergies renouvelables de 2023.

« Un projet agrivoltaïque est construit à partir du projet agricole, explique Guillem Batlle. On part de ce que fait l'exploitant, viticulteur, éleveur, apiculteur, et on regarde ce qu'on peut lui apporter : protection contre les aléas climatiques, bien-être animal, adaptation au dérèglement climatique. »

Chez Visolar, cette synergie prend plusieurs formes.

Des serres photovoltaïques 100% bio

C'est le cœur historique du modèle : 580 serres à toiture photovoltaïque, soit 60 hectares cultivés en bio : choux, blettes, salades, menthe, jusqu'à l'aloe vera et au citron caviar. La toiture produit de l'électricité ; en dessous, la serre protège les cultures et permet de remettre en production des terres inexploitées.

Des trackers solaires au-dessus des sites de production

Deuxième technologie : l'agrivoltaïsme dynamique, avec des trackers rotatifs qui suivent la course du soleil, installés sur 15 hectares de vignes bio et autres sites de production. Un vrai service pour la vigne dans un département frappé par la sécheresse :

  • protection contre l'échaudage, le gel et l'excès de rayonnement
  • humidité du sol préservée grâce à l'ombrage
  • au midi solaire, les panneaux s'effacent et les sites de production captent 100 % de la lumière

Et aussi : ruches, moutons, plantes aromatiques

S’y ajoutent 450 ruches, des élevages ovins, des kiwis bio et des plantes aromatiques.

Le tout se fait avec une dizaine de partenaires agricoles qui bénéficient d’une part des revenus de la vente de l’électricité sous forme d’investissements dans l’outil de production (plantations et palissages, équipements : bergerie, matériel agricole, irrigation…) ou un soutien à l’exploitation (paiement des engrais ou des semences…).

Panneaux photovoltaïques  Visolar

Comment est né le partenariat entre Visolar et LLUM ?

« C'est une rencontre d'entrepreneurs avec une vision commune : l'approche territoriale, l'attachement à la terre et à l'agriculture », raconte Guillem Batlle. Avec une anecdote très catalane : les deux entreprises se sont aussi retrouvées autour de leur soutien au rugby à XIII et aux Dragons Catalans, sport de cœur de la famille Vila.

De là est née une idée simple : « Produire localement une énergie qui sera consommée localement. LLUM avait cette volonté de se sourcer en énergie locale et verte. »

Un contrat direct et de longue durée

Concrètement, Visolar vend son électricité à LLUM via un PPA (Power Purchase Agreement) : un contrat d'achat direct, de gré à gré, entre producteur et fournisseur.

« Le modèle historique (tarifs d’achat garantis et soutenus par l’Etat : obligation d’achat ou complément de rémunération) tend à s'affaiblir, explique Guillem Batlle. Avec LLUM, l'idée était de s'engager sur le long terme, à un tarif qui convient à tout le monde. »

Un choix loin d'être évident : 

« Un PPA, ce n'est pas obligatoirement un câble entre la centrale et le consommateur. On pourrait vendre à un gros industriel à l'autre bout de la France. Mais LLUM a bâti sa marque sur le local. C'est également notre volonté : privilégier la vente de notre production à un partenaire local, avec qui nous partageons une vision du territoire, une confiance mutuelle et, bien sûr, la volonté de proposer une énergie compétitive aux clients finaux. »

L'électricité qui arrive chez vous vient-elle exactement de ces serres ?

Pas exactement. Toute l'électricité française est injectée sur le même réseau public, et la distribution électrique mélange tous les électrons. La physique joue pourtant en faveur du local :

« L'électricité emprunte naturellement le chemin le plus court entre production et consommation. La production locale a donc tendance à être consommée à proximité, même si cela dépend de l'équilibre entre l'offre et la demande à l'échelle du réseau, précise Guillem Batlle. L'électricité de nos installations a de grandes chances d'alimenter votre machine à café, votre frigo ou vos ordinateurs lorsqu'ils fonctionnent en journée. Et bientôt, le stockage permettra d'adapter l'injection à la demande : cette réalité sera valable jour et nuit ! »

Ce qui est garanti, c'est à qui profite votre consommation. Grâce aux garanties d'origine, chaque MWh consommé par un client LLUM correspond à un MWh d'électricité verte réellement injecté par un producteur identifié. Ici, les serres et les vignes de Visolar. Votre facture rémunère directement un producteur du territoire. C'est ça, le circuit court énergétique.

Ce que cela change pour un client LLUM

Souscrire une offre d'électricité verte adossée à des producteurs comme Visolar, c'est :

  • savoir qui produit votre électricité, et où
  • soutenir une agriculture biologique locale en même temps que les énergies renouvelables;
  • garder le même compteur, le même réseau, la même sécurité d'alimentation
  • payer un prix compétitif, sans surcoût lié à l'origine verte.

Changer de fournisseur ne demande ni travaux ni coupure, résilier son ancien contrat d'électricité verte ou classique est gratuit, et la souscription prend cinq minutes.

C'est aussi un cercle vertueux pour le territoire : « Le photovoltaïque demande de la place, il est parfois visible. Mais si on peut dire aux gens que cette énergie contribue concrètement à soutenir certaines exploitations agricoles, notamment sur des terres délaissées ou en friches, et qu’elle est achetée par un acteur local que tout le monde connaît, ça change le regard sur les projets », conclut Guillem Batlle.


Derrière chaque kWh fourni par LLUM, il y a des producteurs bien réels : une unité de valorisation énergétique (UVE) à Nîmes, et désormais des serres, des vignes, des ruches à Perpignan et même de l'hydroélectricité. Envie d'une électricité verte, locale et traçable ? Contactez-nous sur notre site www.llum.fr, par mail à contact@llum.fr ou par téléphone au 0 411 960 119.

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